.Twenty-four - Le Point Sarkozgfhedgf - Non. Mais Le Point vidéos.

Voilà une dispute sur l'art version courte; et version longue 'video replacée dans son contexte)

Et sans être féministe, je me dois de rajouter ces deux-ci, l'une n'allant pas sans l'autre


Autrement, regardez Queer as Folk. Entre Ovide et Sade, allez jeter un oeil sur Culturepub et aimez le court-métrage.
Allez au cinéma voir Valse avec Bachir, mon nouveau coup de coeur après La graine et le mulet. Achetez le dvd Elephant (Van Sant), ne vous lassez pas de regardez Apocalypse Now, autre palme d'or cette fois-ci non plus des années 2000 mais 70. Tentez de comprendre les parties en italien non soutitrées du Parrain. Devinez dans 4 mois, 3 semaines et 1 jour, si le réalisateur est pour ou contre l'avortement.
Et aimez passionnément le cinéma.
Je me corrige: seulement le bon cinéma.

# Posted on Tuesday, 08 July 2008 at 1:20 PM

Edited on Tuesday, 08 July 2008 at 4:40 PM

.Twenty-two - I don't know why you say goodbye i say hello

J’aimerais savoir quel est ce choix, cet étrange état que j’éprouve. Je cherche entre les mots désintéressement, abnégation, harassement, indolence, mais peut-être est-ce seulement parce que je les trouve beaux.
Désenchantement peut-être. Bien que je ne me sois jamais sentie « enchantée » par le monde, ni même les êtres.
Peu importe le mot après tout. Si je ne puis le trouver, peut-être puis-je le définir.
Le fait est qu’avant, j’aimais donner mon admiration, la donner généreusement, même si je la destinais à des concepts ou des êtres morts.
Il serait faux de dire que ces cimetières littéraires ne me fascinent plus, toujours je les aime.
Mais moi-même, je ne crois plus en l’éternité que je pensais qu’ils pouvaient me procurer.
Quand on me dit, « il faut bien croire en quelque chose », parce qu’ils ont compris que j’étais une sceptique, je leur répond « Bien sûr. Mais je crois. Seulement, je ne crois qu’en ce qui est rationnel. Je crois en la raison, non, je crois en la pensée humaine ». C’est peut-être en effet la seule chose qui me rattache à eux. Nos petits cerveaux, qui sont aussi nos cœurs tout entiers, leur chair aussi parfois, c’est vrai.
Mais je ne sais plus quelle reconnaissance exactement j’attends d’eux. Qu’est-ce que j’attends maintenant des autres ?
Je ne crois pas, ceux qui disent « Je n’attends rien des autres ». Moi-même il m’a plu de dire cela à G. et de m’en convaincre ; mais je crois que c’est faux, on dit cela seulement parce qu’on pense que ça nous protège – ce qui est vrai -, mais au fond, on attend bien quelque chose.
Seulement, comme j’aime beaucoup à les fuir, je ne comprends plus ce que j’attends d’eux.
Regardez les hommes. Peut-être suis-je trop imbue de moi-même, mais le fait est : je sais que je leur plais. C’est précisément pour cette raison que je me fous d’eux. Bien qu’en même temps, j’ai peur d’eux. Je dédaigne ceux qui me regardent (et en général, ne serait-ce que dans la rue, en passant, les hommes me regardent), parce que j’ai l’impression, dès que j’aperçois leur demi-sourire qui me suit, que les regards de ceux-là me sont acquis. Mais c’est un jeu, un petit jeu puéril, je ne veux pas me jouer ni sexuellement ni sentimentalement d’eux ; car c’est un défi que je lance à quiconque croise mon chemin : si vous êtes d’emblée convaincu par cette image que je vous donne, par ce fantasme de moi-même que je crée pour vous ; c’est que vous êtes faible car trop facilement impressionnable. La seule personne pour qui j’ai jamais ressenti quelque chose durablement, et qui donc, je présume, fût autre chose qu’un sentiment de confort pour mon amour-propre, a été celle qui, bien que m’accordant également ses regards appréciateurs, demandait davantage qu’une image, et qui se fichait de m’avoir ou non, de me perdre ou non, qui était détaché des personnes comme je le suis moi-même, parce qu’il demandait lui aussi, des abstractions, de l’esprit, de l’intelligence, autre chose que des images chez les personnes qu’il rencontrait. Mais comme j’ai pratiquement perdu de vue cette personne, comme je sais qu’il est impossible que nous nous recontactions vraiment, j’ai continué à recevoir les sourires des hommes et les regards compétitifs des femmes. Alors, par fantasme aussi bien que par fuite, je me suis tournée vers les femmes. Mais voulez-vous que je vous dise, elles ne sont pas si différentes, et ç’a été la même chose, le même ennui et le même embarras lorsque j’ai dû avouer que moi, contrairement à elle, je ne ressentais rien pour elle, mais qu’à partir du moment où elle m’aimait, je ne pouvais continuer sur un mensonge et un déséquilibre. Toute personne mérite d’être aimée, je crois, de la même façon qu’elle aime. Je ne demande pas d’amour, car je n’y crois pas ; du moins pas cet amour romantique que demandent et qu’attendent les gens, et que je suis incapable de leur donner.
Même de mes amis, je ne sais plus ce que j’attends, et il me semble que je deviens également cruellement lucide à leur propos. Ma chère S., cette intellectuelle évidemment acceptée à Henri IV que tout le monde admire et soutient, et que j’ai moi-même admirée, je me demande à présent, en parlant avec elle, si vraiment elle ira si loin que je l’ai cru et que d’autres le croient. Elle est certes très intelligente, mais est-elle vraiment brillante ?
Et la littérature ? Je me demande froidement, est-elle une illusion ? J’hésite tant à m’y remettre, parce que quelque chose s’est brisée dans ma foi en elle, dans son pouvoir, que je croyais auparavant illimité, et que je perçois à présent limité. C’est encore, je le sais, l’art qui est le moins limité, mais la littérature, Sartre aussi a fini à la fin de sa vie par le comprendre, a ses limites. Alors je ne sais plus s’il est légitime d’écrire.
Je parle de légitimité, comme j’en parle pour chaque chose, qui doit pour moi devoir se justifier, comme si je devais justifier toute mon existence – à vous comme à moi.
Je sais pourtant que j’écrirais cet été. Je le pressens, si vous voulez. Mais je sais que j’écrirai en doutant.
Le doute s’est étendu chez moi à toute chose.



Photo: cristallyse par elle-même. Photo couleur retouchée en noir et blanc, effet crayonné. Thème de la communication - combien je suis prisonnière, moi et tout le monde. Mise en scène: chez moi, devant un mur (bleu à l'origine), avec mon portable, un cadre vide à l'ancienne, et une lampe tournée vers le haut de mon visage.
.Twenty-two - I don't know why you say goodbye i say hello

# Posted on Wednesday, 25 June 2008 at 6:47 AM

Edited on Wednesday, 25 June 2008 at 6:59 AM

.Twenty-one - Bordel du jour; voici les nouvelles putains, des belles citations plantureuses... (enjoy dude)

Savez-vous que Sarkozy et Dati auraient pu citer Shakespeare?
"La clémence ne fait qu'assassiner en pardonnant à ceux qui tuent." - Le Prince, dans Roméo et Juliette (oeuvre que pourtant je n'aime pas trop. Je ne comprend pas son mythe. Rien à voir avec Hamlet, qui est excellent).
En tant que président je n'ai pas grand-chose contre le premier, mais tout de même, cela ne lui aurait pas fait de mal, lui qui pense que Marc Levy (ça me fait mal rien que d'écrire son nom) est un philosophe et grand écrivain. Non décidément ces sons-là ne s'accordent pas. Commercial ouais c'est mieux.

"La plupart des critiques sont des hommes qui n'ont pas eu de chance et qui, au moment où ils allaient désespérer, ont trouvé une petite place tranquille de gardien de cimetière". - Sartre, dans Qu'est-ce que la littérature?
Je l'adore celle-là. Quand même ces pauvres critiques sont bien à plaindre:ils se font toujours écrabouiller comme de petites mouches agaçantes par les écrivains qui se savent trop intelligents (et surtout qui se savent reconnus comme tels) pour tomber au niveau de simple critique littéraire sans embrasser de plus belle ambition.
Je les plains aussi parce que j'ai peur d'en être réduite là moi aussi. Je n'ai jamais été sûre de ce que je faisais. Malgré quelques rares mais lancinantes minutes de révélation qui m'avaient redonné foi en mon Dieu Littérature. Mais cette foi se dissout toujours dans le morne ennui. Et vite, bien vite.
Maintenant je n'espère plus. Pas nouveau, tu le dis toi-même, te plains pas encore? La différence avec avant, c'est que maintenant, je n'attends plus d'espérer. Je subis mes humeurs sans plus vraiment de réflexion critique. J'ai décidé de tuer l'idée de combat entre vie et littérature. Je n'ai pas encore assez lu Beauvoir pour savoir si elle aussi l'a fait (je suppose que oui, une fois plus adulte), mais moi ça y est.
Après? Prrrrrrr. 'Sais pas. Non seulement je ne vous promets rien, mais je ne me promets rien à moi-même. Je me suis trop déçue, plus encore peut-être que je n'ai déçu les autres (certains de ces autres, qui mettent trop d'eux-mêmes en autrui. Leur Dieu à eux c'est Autrui. Le problème en choisissant cette religion - c'est à dire ce mode d'existence- c'est qu'il y a quand même plus de risques de se casser la gueule. Se choisir soi-même comme médiateur de son salut (si vous croyez en une quelconque perprétuation), c'est quand même plus sûr).
C'est presque la Sécurité routière qui parle.


Enfin je vous dis ça mais je mets en place des projets. J'ai assez de vitalité pour condamner l'immobilisme chez les autres et le refuser chez moi.

"Bien à vous". A vrai dire non, je ne m'appartiens qu'à moi. Mais tout de même, bonsoir.

# Posted on Sunday, 22 June 2008 at 5:58 PM

Edited on Wednesday, 25 June 2008 at 6:59 AM

.Twenty - Nous arrivons à un tournant - ?

Voilà, c'est fini.

Plus de copies à remplr et gratter de longues - ou parfois trop courtes - heures durant. Bilan globalement positif. J'ai mon bac de toute façon, la question ne se pose pas. Reste à savoir avec quelle mention. On verra.

Je me retrouve donc désoeuvrée, pauvre de moi, petite chose qui a bien travaillé toute l'année et qui se retrouve maintenant sans divertissement devant l'inconsistance de sa vie (c'est joli hein...)

Récapitulons, vendredi soir au champs de mars: première cuite de ma vie, bien honorée puisque je me suis retrouvée à peine consciente en train de vomir partout. Cheers. (Merci Geoffrey...)
Hier soir: bal de promo à St-Do (mon cher et charmant lycée avec que des très charmantes personnes très simples et très honnêtes et très merveilleusement sympathiques): si vous m'enviez parce que vous-mêmes n'en avez pas eu, je vous détrompe, effacez vos images prises dans ces instructives séries télé américaines, il n'y avait pas vraiment d'ambiance et on était plus ou moins quatre à danser. Et contrairement aux séries télé, il n'y a pas eu de drame tragique à la fin. Pas même un évanouissement ou un meurtre. Que la réalité est morne hein?
Aujourd'hui: fête de la musique. Je ne sais pas encore ce que je vais faire, vous avez des idées? Sur Paris s'entend.
Les jours suivants. Voir mes amis pas vus depuis des lustres. Aller aux cinémas d'art et d'essai. Voir des expositions. Lire. Lire. (Ecrire). Lire.
Du 26 au 02: Je suis à Vienne.
Eh non pas en Autriche. Près de Lyon.
Puis je reviens sur Paris tout le mois de juillet.
Et enfin août: CUBA. Yihaa.

Tout un programme, n'est-ce pas! Quel est le vôtre?
(Vous avez vu lecteur pour une fois je fais preuve d'un peu moins d'égocentrisme, je prends de vos nouvelles. N'êtes-vous pas fiers de moi? Fort bien. Moi pas tellement non plus en fait. Allez comprendre ce que vous vous voulez.)

# Posted on Saturday, 21 June 2008 at 7:05 AM

. Nineteen - walalaaaa le baccalauréaaaaat

Bonjour,

D'abord: navrée de cette absence qui traîne en longueur.
Mon excuse: révisions.
Vous savez cet examen qu'on vous fait passer pour clore vos années lycéennes, dont la tranche d'âge adulte vous a répété un brin nostalgique que ce devaient être les meilleures de votre vie? Cette semaine d'épreuves dont on vous fait croire intensément (c'est vrai que la jeunesse s'ennuie) que c'est un effrayant fossé à franchir, un précipice même devant lequel vous devez être trèès courageux parce que, c'est vrai, c'est tellement difficile.
Malgré tout voilà: comme tout le monde je révise, puisqu'il le faut (entre deux épisodes de queer as folk bien sûr, pourquoi perdre les vieilles habitudes?)

Bon courage à vous, s'il vous en faut. (et relativisez)

# Posted on Wednesday, 11 June 2008 at 7:00 AM

Edited on Wednesday, 11 June 2008 at 3:58 PM